Nos 10 conseils pour avoir chaud au ski sans réchauffer la planète

10 conseils pour avoir chaud au ski

Entre sessions de glisse intenses et bonnes vibes, l’hiver apporte son lot de sensations fortes aux riders de tout poil.
Pourtant, il en a une dont on se passerait bien : la sensation de froid. C’est clairement pas celle qu’on apprécie le plus. Skieur confirmé, snowboarder débutant, raquettiste ou musher expérimenté : on est tous égaux face à un thermomètre qui flirte avec 0°C.
Si la sensation de froid n’épargne personne, c’est parce qu’elle est indispensable à notre survie. Sans ce signal d’alarme, impossible d’avoir conscience qu’il faut se protéger !

Le mécanisme est simple : dans un environnement froid, l’organisme cherche à préserver les organes vitaux. Il achemine le sang vers le coeur et le cerveau, pour les maintenir à 37°C et les oxygéner. Cette “migration” du sang entraîne une sensation de froid intense dans les membres (mains, pieds, etc.)

Dans des conditions extrêmes et prolongées, ce processus de thermorégulation conduit au sacrifice des extrémités.
Bon, avant d’en arriver là, il est conseillé de favoriser le reflux du sang vers les extrémités. C’est le meilleur moyen de lutter efficacement contre le froid. Le secret, c’est de protéger en priorité son torse et sa tête ! (Il est temps de pardonner à Maman le port du gilet et du bonnet imposé dès les premiers frimas car elle avait raison.)
Maintenant que tu comprends mieux pourquoi on se les gèle en hiver. Tu vas pouvoir  profiter de nos 10 conseils cool, green et futés pour avoir plus chaud sur les pistes !

Conseil 1 : De ton corps, l’essentiel tu protégeras

Eh non, on ne pensait pas à ça…

Protéger son corps, c’est bien, mais ça ne suffit pas.
Avant de partir, il faudra BIEN te couvrir !
La houppelande rouge et blanche n’est pas obligatoire ! Mais avant chaque session, n’oublie pas de checker tes vêtements, de la tête aux pieds.
Le casque, ok, mais pour être paré à affronter les températures négatives, pense à enfiler un bonnet (ou un passe-montagne), à superposer tes gants sur des sous-gants. N’oublie pas d’opter pour une bonne paire de chaussettes techniques et respirantes, ainsi qu’une écharpe ou un snood. La règle est de ne jamais sous-estimer les effets redoutables du froid sur les mains, les pieds, les oreilles, le nez… Ce serait quand même dommage d’être obligé de rentrer au chalet à cause d’une banale onglée !

Conseil 2 : La technique des 3 couches tu utiliseras

L’air est le secret d’une bonne isolation, surtout quand il est naturellement réchauffé par la chaleur du corps. Pour rester au chaud et au sec l’hiver, inspire-toi de l’oignon (on précise bien qu’on parle de sa structure !)

Ça va emballer sec sur les pistes !

La règle d’or consiste à superposer 3 couches de vêtements :

  • une couche de base fine et respirante, directement en contact avec la peau. Elle permet de rester au sec en drainant l’humidité vers l’extérieur
  • une seconde couche intermédiaire, pour apporter de la chaleur en créant une couche d’air isolante.
  • une troisième couche externe de protection, coupe-vent et étanche pour protéger des agressions extérieures.

Il est conseillé de choisir des vêtements techniques zippés et aérés pour constituer les deux couches supérieures. Conçus pour être ouverts et enlevés facilement, ils te permettront de moduler ta tenue en fonction de la météo et de l’intensité de ton activité.
Parce qu’il est aussi important d’être à l’aise pour dévaler une piste sous la neige, que pour siroter un vin chaud en terrasse !

Conseil 3 : Du Génépi dans tes bâtons tu mettras*

baton-gourde-ski

Le combat contre le froid est toujours inégal…
Forts de cette constatation, nous avons passé en revue les stratégies les plus redoutables pour mener cette croisade avec panache. Suite à de nombreuses expériences couronnées de succès (et parfois, avouons-le, d’une bonne gueule de bois), nous sommes en mesure d’affirmer que le Génépi est un précieux allié contre le froid. Surtout associé à des bâtons gourde.


En combinant les deux, tu disposes d’un outil fonctionnel, discret et peu encombrant ! Il est même capable de délivrer la juste dose au bon moment. Cette astuce permet aussi de consommer local : il suffit de verser le bon breuvage dans les bâtons gourde. Selon la région où tu te trouves, le Génépi peut être remplacé par de l’Izarra pyrénéen. Ou bien de la liqueur de sapin dans le Jura ou encore de la Gentiane en Auvergne…
Allez, un petit remontant, ça ne se refuse pas ! (Après tout, winter is coming)

*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération !

Conseil 4 : Les matériaux éco-responsables tu privilégieras

Tu le sais certainement, mais l’industrie textile occupe la deuxième position du classement des industries polluantes (juste après l’industrie pétrolière).
À toi de prendre de bonnes habitudes pour transformer l’achat de chaque vêtement en acte engagé et responsable ! Comment être certain de faire le bon choix ? Il suffit souvent de lire les étiquettes pour savoir de quoi sont composés les vêtements qu’on nous propose. Cela permet de privilégier les matériaux éco-responsables.

Les textiles peuvent être d’origine naturelle : le lin, la laine, le chanvre, le Lyocell et le Tencel (produits à partir de fibres de bois, de bambou…).
Pour les textiles à base de coton ou de laine, privilégiez si possible les tissus estampillés bio. Il sont issus de filatures à la fois respectueuses de l’environnement, des employés et des animaux.
Certaines marques proposent aussi des vêtements en polyester recyclé. Un bon moyen d’éviter le gaspillage et de ne pas épuiser les ressources naturelles de la planète !

Conseil 5 : Des vêtements techniques sans PFC tu choisiras

vetements ski outdoor sans pfc

Connais-tu les perfluorocarbures ou PFC ?
Ces composés de carbone et de fluor sont utilisés par une immense majorité d’équipementiers outdoor. Pourquoi ? Pour leur capacité à repousser l’eau. On retrouve les PFC sur la plupart des vêtements techniques déperlants, mais pas que ! Comme ils se détachent très facilement des textiles, on en retrouve des traces un peu partout dans la nature. Y compris dans les coins les plus reculés de la planète. Egalement, au coeur de la chaîne alimentaire, dans l’organisme de nombreux animaux et dans le sang humain…

Le gros hic, c’est que les PFC sont particulièrement nuisibles à la santé, à l’environnement. Egalement, ils se dégradent très lentement.
Effets cancérigènes, neurologiques, perturbateurs endocriniens, effet de serre…
La liste des joyeusetés liées aux PFC est longue, les plaçant dans le collimateur de Greenpeace et de l’ANSES. Préférant renoncer à tant de bonheur, la Norvège a tout simplement interdit les PFC dans les textiles depuis 2013.

Dans le reste du monde, ces matériaux ont de quoi poser un sérieux cas de conscience aux amoureux de la nature. Puisque, de manière assez paradoxale, ce sont souvent eux qui portent les vêtements concernés.
La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des vêtements techniques sans PFC. En choisissant ce type de vêtements, tu pourras skier l’esprit un peu plus léger.

Conseil 6 : Vers la fabrication locale tu te tourneras

Oui au circuit court et au “made in France” !
Rien de tel que la proximité pour limiter l’impact de la production des vêtements que tu achètes sur l’environnement. Moins de transport, c’est d’abord une empreinte carbone réduite, et ça, c’est bon pour la planète ! La fabrication locale offre également une meilleure traçabilité aux produits. En choisissant des vêtements issus de circuits courts, tu sais avec quoi ils sont fabriqués et par qui.


C’est un des meilleurs moyens de t’assurer que la tenue qui te tient chaud s’inscrit dans une démarche de développement durable. Et respectueuse de la nature et des droits humains.
Parole de rider : on se sent bien mieux dans des vêtements qui ont été développés par des fabricants soucieux de leur impact sur le monde qui les entoure !
Et puis, cerise sur le gâteau : en soutenant les acteurs de l’industrie textile les plus proches de chez toi, tu contribues aussi au développement de l’économie locale. Et ça, à l’échelle française ou européenne.

Conseil 7 : Du marché de l’occasion tu profiteras

Et si tu les achetais d’occasion tes prochaines chaussures de ski ?
Grandes enseignes de sport, sites de petites annonces entre particuliers… Sur le net, le marché de l’occasion regorge de sites généralistes ou spécialisés. Grâce à eux, il est possible de s’équiper de pied en cap, à moindre coût !
Si ton budget est limité, pense aussi à jeter un œil du côté des vide-dressings et des bourses aux skis ! Elles sont fréquentes avant l’hiver partout en France. Dans le domaine du matériel et des vêtements de ski, acheter d’occasion permet de dénicher du matos récent ayant peu (ou pas) servi.
Au delà d’économiser une somme rondelette, c’est aussi une manière de recycler qui profite à tous ! Comment ? en permettant d’économiser les ressources naturelles !

Conseil 8 : Ton équipement et ton matériel tu loueras

Peu de riders ont la chance de passer une saison complète en montagne à dévaler les pentes enneigées en freestyle.
Bien sûr, il y a les pros de la glisse, sillonnant les spots les plus prisés de la planète à longueur d’année. Il y a aussi les locaux, ces petits veinards qui vivent à moins de 100 kilomètres d’une station et ne manquent pas une occasion de profiter de cette proximité géographique enviable… Et puis il y a les autres.
Si toi aussi, tu fais partie de ceux qui ne peuvent consacrer qu’une courte semaine par an au ski ou au snowboard, pourquoi ne pas te tourner vers une plateforme de location de vêtements de ski ?
Tout comme le matériel, il est possible de louer des vêtements de ski de qualité (voire haut de gamme) sans amputer le budget de ton séjour.
En te débrouillant bien, tu pourras même te faire livrer ta tenue complète au pied des pistes l Voilà un bon plan green plutôt tentant…

Conseil 9 : Tes vieux vêtements tu recycleras

Tu as investi dans des vêtements de ski il y a quelques années mais pour une raison qui t’appartient, tu veux t’en débarrasser (ras-le-bol de cet imprimé flashy, taille ou modèle obsolète par rapport à tes besoins, usure, armoires trop pleines…)
Ne les jette pas !
Sache que rien n’est perdu : quel que soit leur état, il est toujours possible d’offrir une nouvelle jeunesse à ses vieux vêtements de ski !
Réparer, donner, recycler… plusieurs solutions pleines de sagesse s’offrent à toi. Ta tenue a été mise à rude épreuve, elle présente des signes d’usure indéniables (on pourrait même dire qu’elle a bien morflé) ?
Même si elle est inutilisable, elle peut être recyclée avant de se réincarner en de nouveaux vêtements tout neufs. Les SAV de nombreuses marques telles que Millet, Picture ou Patagonia encouragent la réparation ou le recyclage de leurs produits.
Quant aux distributeurs de ces marques, ils peuvent récupérer tes vieux vêtements. N’hésite pas à en parler dans ton magasin préféré, ils ont forcément une solution à te proposer !
En revanche, si ta tenue n’est pas totalement HS et que tu envisages de t’en séparer, pourquoi ne pas la donner plutôt que la jeter ?

Conseil 10 : De retour au chalet, la température tu feras monter

À 17h, malgré la fatigue intense qui te gagne, la journée n’est pas terminée. Il est encore temps de faire un peu d’exercice.
Pour faire réchauffer l’atmosphère et ambiancer les collègues, tu peux improviser une séance de salsa, de zumba, de stretching, etc. (Seuls le Scrabble et le Rummikub sont à proscrire.)
Non seulement ça réchauffe, mais en plus ça évitera à tout le monde de rester prostré demain, sous l’effet de courbatures que même les plus sportifs éprouvent le premier jour (Allez, ça reste entre nous !) Dans la liste des priorités de retour au chalet, on retrouve aussi pêle-mêle : allumer un bon feu dans la cheminée, préparer un vin chaud et trinquer, préparer un repas à la fois revigorant et convivial. Raclette, tartiflette ou fondue, l’essentiel est d’y mettre beaucoup de fromage et un maximum de chaleur humaine !
Ensuite, il peut être judicieux de préparer un autre vin chaud et de trinquer à nouveau.
Une fois bien réchauffés et repus, les plus courageux seront fin prêts à repartir pour une bonne vieille descente en luge !

Conseil 11 : Ce conseil est le tien. Et toi, tu fais quoi pour avoir moins froid au ski ?

Bien équipé, ultra-motivé, te voilà prêt à affronter la rigueur hivernale avec la force de l’ours.
Maintenant que tu sais tout (ou presque) sur la conduite à tenir pour te réchauffer en ayant un minimum d’impact sur la planète, il n’y a plus qu’à patienter en attendant tes prochaines sessions de glisse au milieu des sapins !

N’oublie pas de nous laisser en commentaire ton conseil 🙂


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Un commentaire sur “Nos 10 conseils pour avoir chaud au ski sans réchauffer la planète

  1. Basso says:

    Pour etre serieux, faudrait faire le bilan carbonne d’un voyage au ski. Attention a l’impact transport si vous venez de loin., et au chauffage de l’appartement qu’on chauffe a fond losqu’on va fumer des clopes au balcon… et on oublie pas de réduite sa consommation de produit laitier (donc moins de raclette et fondue). Et pour le genepi, pas sur que ca rechauffe longtemps, mais au moins ca ne pollue pas trop 😉

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