Comment choisir un baselayer synthétique éco-responsable ?

Principe de fonctionnement d’un baselayer synthétique

Le baselayer ou sous-vêtement thermique est la première des trois couches. Elle est primordiale car
c’est celle qui sera en contact direct avec la peau. Dans un monde idéal, un bon baselayer doit évacuer
la transpiration le plus vite possible pour garder le corps au sec, conserver la chaleur corporelle, éviter
les mauvaises odeurs, disposer d’une bonne élasticité pour une meilleure liberté de mouvement et être
résistant pour une durée de vie maximale. Pour atteindre ce niveau de performance, les marques se
tournent vers trois catégories de matières : synthétique (polyester, polyamide, élasthanne, polypropylène…),
naturelle (laine mérinos) ou encore artificielle (viscose de bois).

Malheureusement le baselayer idéal n’existe pas et il va falloir faire des compromis. Pour t’aider dans ton
choix on va te présenter les avantages et inconvénients de chaque matière sur le plan technique mais
également environnemental.

Dans le monde des fibres synthétiques, le polyester est roi. Il représente à lui tout seul 80% des fibres
synthétiques. Composé de polymères (désignant un ensemble de macromolécules), il est très apprécié
pour sa résistance, sa durabilité, sa capacité à sécher rapidement et son prix compétitif.
Oui, mais le polyester présente également l’inconvénient d’être une matière moins respirante qu’une fibre
naturelle, à cause de son très faible taux d’absorption de l’humidité. Il se pose de fait en terrain favorable
au développement d’une charmante bactérie du nom de micrococcus, qui au contact prolongé du polyester,
entraîne une odeur pas bien jojo (sympa pour accompagner la raclette de retour au chalet !).

Il est également un peu plus lourd que les matières naturelles comme la laine et conserve moins bien la
chaleur du corps.

Le sais-tu ?
Certaines marques qui proposent des base-layers synthétiques ajoutent des anti-microbiens dans leurs fibres (à base de sels ou d’ion d’argent) pour compenser leur mauvaise gestion des odeurs. Relativement efficace, ce “coating” n’est pas suffisant pour tenir une semaine et au fur et à mesure des lavages, il a tendance à disparaître

Impact écologique des baselayers synthétiques

Les fibres synthétiques et plus particulièrement le polyester sont ni plus ni moins que du pétrole qui a subi
tout un tas de transformations chimiques. Tout au long de sa vie, le polyester va polluer. C’est une matière
première non renouvelable dérivée du pétrole qui nécessite beaucoup d’énergie pour son extraction et qui
engendre des pollutions du milieu naturel. On pense notamment aux marées noires occasionnées lors de
l’extraction mais également du transport du pétrole. Ensuite le pétrole va subir des étapes de transformation
pour devenir une fibre textile. Ces étapes nécessitent beaucoup de substances chimiques toxiques
entraînant des pollutions au niveau de l’air, des sols et des eaux.

L’impact environnemental du polyester ne s’arrête pas à la fabrication. Lors de son utilisation et plus particulièrement
du lavage en machine, les vêtements en fibres synthétiques relarguent des microparticules de plastique qui finissent dans les eaux et rivières puis dans l’océan car trop fines pour être captées par les stations de traitement des eaux usées. Même si cette pollution aux microparticules peut paraître minime car invisible, elle représenterait quand même l’équivalent de 50 milliards de bouteilles plastiques jetées dans les océans !
Et cerise sur le gâteau, les vêtements en fibre synthétique sont peu recyclables et finissent dans la majorité des cas incinérés ou enfouis dans des décharges.

Alternative écologique aux baselayers synthétiques

Pour choisir un baselayer synthétique éco-responsable il faut se tourner vers les modèles qui utilisent des fibres recyclées et notamment le polyester recyclé qui s’est démocratisé ces dernières années. Il provient majoritairement du recyclage des bouteilles plastique qui sont broyées, fondues puis transformées en fil. Cela permet de préserver les ressources naturelles et les pollutions liées à leur extraction et par la même occasion de réduire les déchets en donnant une seconde vie aux objets en polyester comme les bouteilles plastique ou autres vêtements usagés.

Cette solution présente quand même certaines limites. Le polyester recyclé nécessite de l’énergie pour être collecté puis transformé en une nouvelle fibre textile exploitable. Il ne peut pas être recyclé à l’infini, sans quoi sa qualité finit par se détériorer. Et pour finir, le polyester recyclé libère également des microparticules au moment du lavage en machine.

Sur ce dernier point, tu peux utiliser des sacs de lavage (aussi appelés Guppyfriend washing bag) à mettre en machine afin de limiter la quantité de microparticules à se balader dans les rivières et les mers. Les guppy bag permettent de récupérer plus de 90% des microparticules relarguées lors du lavage.

En résumé, voici notre baselayer synthétique idéal

  • Composé avec des matières recyclées à plus de 90%
  • Fabrication en France ou en Europe pour privilégier un meilleur cadre réglementaire environnemental et social et une meilleure transparence

Voici notre sélection de baselayer éco-responsable


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