Test d’un sac à dos de randonnée éco-responsable

Il y a quelques mois, la marque Osprey nous a contacté pour nous proposer de tester son nouveau sac à dos de randonnée éco-responsable, le modèle Archeon. C’est plutôt cool, mais il y a quand même un problème… niveau sac à dos de rando on n’y connait pas grand chose (ou plutôt rien !). Un petit appel à la communauté plus tard et voila que surgit le champion de la micro-aventure locale Thibault Liebenguth (@tibolib). Ni une ni deux on lui envoie le sac pour qu’il puisse le tester. Voici donc son retour


Comme un besoin de s’échapper

Nous sommes à la veille d’un nouveau confinement et il est vital que je puisse aller mettre le nez dehors pendant une de ces fraîches nuits d’automne, avant l’arrivée de la neige et l’enfermement forcé que nous allons subir une nouvelle fois. Je suis un montagnard, fils de chasseurs alpin et d’une monitrice de ski. Je passe mon temps là haut et j’y emmène maintenant mes petites têtes blondes pour qu’elles gambadent et dorment à la belle étoile le plus souvent possible. Mon truc c’est donc la randonnée, le trail, le ski de randonnée, le snowboard et surtout le bivouac entre potes ou en famille.

Sac à dos… de dos

Et il se trouve que j’ai reçu récemment le sac à dos OSPREY ARCHEON, apparemment indestructible, pour un test en conditions réelles. Il sera parfait pour ce dernier bivouac de l’année à la fraîche.

Un sac de randonnée sobre et solide

Quand on jette un premier regard sur ce sac on ne peut que constater que la marque nous a conçu quelque chose de durable. Le tissu principal est très épais, une grosse toile que je vous met au défi de tenter de déchirer. Même en allant chercher des mûres dans les ronces, il ne bronche pas. Les finitions et la construction globale sentent la qualité, le dos parait confortable et respirant et on découvre aussi que les boucles sont en aluminium et pas en plastique. Fini les engueulades quand tes gosses marchent dessus et éclatent la boucle plastique de ton sac à dos. On va passer de meilleures soirées !

La fameuse boucle super solide !

A première vue les poches ne sont pas très nombreuses, mais j’aime les choses simples donc ça tombe bien. Par contre on est en pleine période de chasse et là on peut dire que je suis équipé, car le sac est intégralement vert kaki, pas une once de couleur pour égayer le tout.  Ça me permettra de rester discret on va dire ! 

Tu me vois ou tu ne me vois pas ?

” A la course à l’ultra light que se font les marques outdoor, on peut dire qu’OSPREY a joué le contre courant, comme un truite dans un ruisseau ! “

Enfin la dernière impression que l’on peut décrire, c’est quand on le met sur le dos à vide : il est déjà lourd ! On a rien sans rien : de la toile et des boucles indestructibles, un dos à armature métallique, un panneau dorsal « Airscape » et surtout 70 litres de capacité. A la course à l’ultra light que se font les marques outdoor, on peut dire qu’OSPREY a joué le contre courant, comme un truite dans un ruisseau !

Que la randonnée démarre

Nous sommes donc fin octobre, la neige et le confinement arriveront dans les jours qui viennent et j’ai repéré un joli petit spot en haut d’une modeste montagne qui m’offrira un panorama d’exception sur les Alpes, de la Suisse aux Ecrins. Pour aller au bout des choses, je décide de partir de la maison en vélo électrique en chargeant mes affaires dans le sac, qui viendra gentiment se poser sur mon dos.

Les 7 principes du voyage nature (faut un peu pencher la tête pour les lire)

Les températures sont fraîches, autour de 4° cette nuit, il faut donc filer rapidement après le boulot, pour préparer le bivouac et avoir le temps de boire une petite binouze face au soleil couchant.

Après l’effort, le réconfort (enfin presque, parce que niveau “confort” on a connu mieux 😉 )

10 km de vélo et 2h de marche plus tard, me voilà au sommet de ma montagne pour faire un premier bilan du sac.

Un sac à dos pas si facile que ça à régler

Une fois bien chargé, d’environ 15kg de matos, et qu’on le monte sur nos épaules, la sensation est assez inhabituelle. Les bretelles sont assez rigides et j’ai dû passer un peu de temps pour régler tout ça avant le départ. Le premier réglage à faire est celui de la hauteur du dos et là ça se complique. Apparemment simple, j’ai mis 5 min à trouver la sangle de réglage, qui se trouve être en haut des bretelles. Un système simpliste et qui me parait un peu faiblard, on verra à l’usage. Ensuite la ceinture ventrale, que l’on vient ajuster et qui est très large, épaisse et confortable. Du coup à ce moment-là, si tout est bien réglé, le poids est transféré sur les hanches, et il n’y a plus qu’a fignoler. Un coup de serrage des bretelles et c’est bon !

Les fameuses bretelles

A l’effort, le dos se révèle assez respirant, même si j’ai une polaire en dessous. Je finis quand même le dos humide à l’arrivée en haut de ma montagne. Pas de surprises !

On est chargé… en route !

En vélo et pendant la marche, j’ai eu des petites sensations un peu désagréables au niveau des bretelles. J’ai eu l’impression que la rigidité de celles-ci leur fait perdre en confort. Mais au bout de 2h de marche, je m’y suis habitué, à moins que ce ne soit les bretelles qui se sont ramollies. Et pas l’inverse…

Un sac de rando éco-conçu et durable

Côté chargement, rien à redire, 70 litres c’est beaucoup. Parfait pour le bivouac et la randonnée en itinérance. Les quelques poches externes permettent d’y coincer une veste, une gourde assez facilement sans avoir à déposer le sac. La poche supérieure sur le rabat est immense. On y rentrerais mon gamin de 6 ans ! On a le droit aussi à deux portes bâtons, assez basique mais efficace. Par contre c’est dommage qu’il n’y ai pas de porte piolet, ou même de porte ski, pour le rendre un peu plus polyvalent en hiver.

L’intérieur est dépourvu de poches annexes, à part un espace séparé en bas de sac (amovible) pour les chaussures par exemple. En cas de besoin, une housse de pluie gigantesque est intégrée et peut être enlevée pour gagner un peu de poids, sachant que le sac possède un traitement de déperlance sans PFC (sans substances nocives et polluantes… pour en savoir tu peux lire l’article PFC : Pourquoi nos vestes de ski contaminent-elles la planète ?).

Une petite pose pour le sac à dos

” Durable à l’extrême, je pense que mon fils pourra le léguer à son petit-fils, pour qu’il aille éparpiller mes cendres en montagne “

Et comme chez la Green Session on ne teste pas des produits qui salope la nature, celui-là en est bien digne. Durable à l’extrême, je pense que mon fils pourra le léguer à son petit-fils, pour qu’il aille éparpiller mes cendres en montagne. Le tissu principal, ultra résistant, est en polyester recyclé à 100%, fabriqué à partir de bouteilles en plastiques post consommation, ce qui réduit drastiquement son impact sur le climat.

Tu la vois la binouse ?

Pour finir je dirais que c’est un sac a qui l’on peut faire confiance, fiable, simple et durable. Il faut un peu de temps pour l’appréhender, le régler et l’ajuster à sa morphologie mais une fois fait il vous suivra partout sans détruire nos belles montagnes. 


Précisions
La marque Osprey ne nous a pas rémunéré pour faire ce test, nous tenons à notre indépendance. Elle a cependant fait don du sac à dos à Thibault. Si tu le croises un jour en rando tu sais qu’il a toujours une binouse dans le dos… mais bon Thibault c’est un peu comme le dahu, on le cherche mais on ne le trouve jamais 😉 !

Vu !!!

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