Rencontre avec Johanna Marcoz, monitrice de ski et bien plus encore …

portrait skieuse Johanna Marcoz

Peux-tu nous raconter ton histoire en quelques mots ?

J’ai grandi dans un petit village des hautes alpes dans le Briançonnais. Un paradis de nature, l’endroit idéal pour les sports de plein air, le genre de village où quand un enfant commence a marcher on le met sur des skis.
C’est vite devenu une passion pour moi. J’ai passé mes jeunes années a faire de la compétition, j’ai obtenu en parallèle mon diplôme de monitrice de ski puis, vers mes 20 ans j’ai orienté ma pratique vers la rando et le hors piste, je ne m’en lasse toujours pas !


“J’ai été saisi par le calme : pas de remonté mécanique, pas de queue, pas de resto d’altitude. Juste la nature, l’effort de la montée, la récompense a la descente. Nous et la Montagne . Ce jour là, le ski a pris pour moi une toute autre dimension. “


Peux-tu nous décrire ton quotidien ?

Je vis un rythme saisonnier, je travaille maintenant l’été a Chamonix en tant qu’aspirant guide de haute montagne et l’hiver dans les hautes alpes en monitrice de ski et guide. Les inter-saison sont dédiées aux voyages, aux sports de plein air, à l’alpinisme et l’escalade. Je n’ai pas vraiment de pied-à-terre, mon rythme de vie me donne beaucoup de temps mais implique des concessions !

Raconte nous ta meilleure session ?

Si je dois en choisir une, au risque de décevoir,  je ne vais pas raconter une sortie “peuf fraîche jusqu’à la taille” mais plutôt la première fois que je suis allée faire du ski de rando. Mon père m’avait amené dans le Queyras, une belle vallée sauvage comme il en reste peu! J’ai été saisi par le calme : pas de remonté mécanique, pas de queue, pas de resto d’altitude. Juste la nature, l’effort de la montée, la récompense a la descente. Nous et la Montagne . Ce jour là, le ski a pris pour moi une toute autre dimension.

snow kite avec Johanna Marcoz

Pratiques-tu d’autres sports de glisse ?

J’aime aussi le snowboard, surtout les jours de neige fraiche. J’ai essayé le surf une fois… j’ai beaucoup ramé , je ne me suis pas beaucoup levée… Mais je n’ai pas dis mon dernier mot !


“La pollution des pratiquants est aussi une réelle dégradation, les dessous des télésièges sont souvent considérés comme des poubelles ou cendriers.”


A part le ski, quelles sont tes autres passions dans la vie ?

Avec le ski de montagne, j’ai glissé vers l’alpinisme, puis l’escalade. J’y consacre aujourd’hui beaucoup de mon temps. J’y retrouve le contact avec la nature, le respect de l’environnement dans lequel on évolue. 


Descente en ski de Johanna Marcoz

Depuis que tu as commencé le ski, est-ce que tu as vu tes spots préférés se dégrader ?

Si je regarde l’évolution des stations où j’ai commencé a skier je dirais que de manière générale les hivers sont beaucoup moins enneigés. Les débuts d’hiver sont souvent compliqués. J’ai déjà donné des cours de ski pendant les vacances de noël sur une bande de neige artificielle de 30 m de large, rater son virage c’était finir sur les cailloux… Ce manque de neige entraîne la création de neige artificielle, donc plus d’eau puisée aux alentours et la construction de retenues artificielles spécifiques pour la neige a canon. La pollution des pratiquants est aussi une réelle dégradation, les dessous des télésièges sont souvent considérés comme des poubelles ou cendriers.


“Cela induit déjà des actions a ma propre échelle comme recycler, mais aussi dans mes choix de consommation. Je pense que c’est l’un des pouvoirs que nous avons en terme d’écologie : notre manière de consommer.”


Est -ce que cela change ta façon d’aborder ta passion ?

j’ai été élevée dans le respect de l’environnement et au vu du réchauffement climatique, j’ai développé une conscience écologique plus accrue.
Cela induit déjà des actions a ma propre échelle comme recycler, mais aussi dans mes choix de consommation. Je pense que c’est l’un des pouvoirs que nous avons en terme d’écologie : notre manière de consommer.
Pour la nourriture j’essaye d’acheter local, bio, je boycotte les marques notoirement nuisible pour l’environnement (il est très facile de se procurer une liste sur internet).
Pour les habits classiques j’achète principalement d’occasion. Pour les vêtements plus techniques j’ai la chance d’être sponsorisée par Lagoped, une marque qui fabrique ses produits dans le respect de l’environnement, en Europe avec des matériaux recyclés et sans PVC.
Dans le cadre de mes activités de guide et de monitrice, j’échange sur le respect de l’environnement pour faire réfléchir sur l’importance des éco- gestes. Comme par exemple, expliquer a quelqu’un qui jette ses cigarettes depuis le télésiège que ses mégots polluent des années ou au mieux seront ramassés par des volontaires au printemps, et qu’il existe des cendriers de poches !


Quels sont tes projets/objectifs pour 2019 ?

Finir ma formation de guide, être dehors et pratiquer les sports que j’aime Être heureuse ! 


Que penses-tu du guide du “TOP 50 des marques de glisse éco-responsables” ?

Ce guide est idéal pour aiguiller le rider déjà sensible a l’environnement. Cela serait génial s’il pouvait faire réfléchir différemment quelqu’un qui ne s’est pas encore posé la question de l’importance de ses choix pour l’écologie.




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