Comment choisir une crème solaire éco-responsable pour le surf ?

le soleil c’est bien cool pour avoir le teint hâlé et sécréter de la vitamine D (on en parle beaucoup avec le Coco). Mais le soleil est également très agressif pour la peau, surtout quand elle est fine comme sur le visage. On ne va pas te ressortir les statistiques des cancers de la peau mais ça fait peur.

Pour notre propre bien être (soyons un peu égoïste sur ce coup là), il faut absolument se protéger du soleil… surtout si on passe des heures dans l’eau… et même quand il y a des nuages ! Il existe plusieurs solutions pour cela, et la crème solaire en est une.

Les impacts écologiques de la crème solaire

Chaque année, c’est 4 et 6 milliards de kilos de crème solaire qui finissent dans l’eau (soit au moment de la baignade, soit dans la douche… et oui elle nous suit jusque là la coquine).

Depuis quelques années seulement on se pose la question de l’impact de ces produits sur l’environnement et bien ce n’est pas jojo.

On utilise depuis presque toujours des crèmes à action chimique.

Les crèmes solaires à action chimique sont composées de molécules organiques. Ces agents chimiques vont pénétrer dans l’épiderme pour absorber les rayons UV (à la place de la peau). Les problématiques soulevées par l’utilisation de ces crèmes est double :

  • Certaines molécules qui pénètrent dans la peau des utilisateurs sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens. Un risque se présente donc potentiellement pour la santé du rider.
  • Ces molécules ont également un effet néfaste sur la faune et la flore et notamment pour les coraux. Certaines molécules chimiques détruisent les zooxanthelles, qui sont des micro-algues qui vivent en symbiose avec les coraux. Quand les zooxanthelles meurent, les coraux meurent dans les 48 heures qui suivent. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de coraux dans la mer où vous vous baignez qu’ils ne seront pas atteints… Les mers et les océans n’ont pas de frontières.

Les alternatives écologiques aux crèmes solaires à action chimique

Les crèmes solaires à action mécanique sont composées de minéraux. Ces minéraux ne pénètrent pas dans l’épiderme, ils restent à la surface de la peau pour former une barrière physique. Ce filtre minéral va agir comme un miroir en réfléchissant les rayons UV pour protéger la peau.

La vraie problématique avec ces crèmes minérales, c’est qu’elles s’étalent relativement mal et qu’elles laissent des traces blanches. Il est vrai que certaines crèmes laissent moins de traces, mais dans ce cas il faut bien vérifier qu’elles ne contiennent pas de nanoparticules.

Ces nanoparticules pourraient pénétrer l’épiderme et agir comme perturbateur endocrinien. Pour s’assurer qu’il n’y ait pas de nanoparticules il faut regarder la composition indiquée sur l’emballage. La présence de nanoparticules
se repère avec la mention [nano] inscrite derriere l’ingrédient.

Les labels ne sont pas toujours une assurance tous risques, mais dans le cas des crèmes solaires on privilégiera les
labels suivants :


La crème solaire minérale a tout de même un impact (il n’y a qu’à regarder la liste des ingrédients pour s’en rendre
compte), mais l’objectif c’est qu’elle en est moins que les rayons du soleil sur ta peau… c’est donc un compromis !

En résumé

Les impacts de la crème solaire à action chimique

– Pollution chimique des écosystèmes
– Impact probable sur la santé

Les crèmes solaire à privilégier

– Crème solaire avec 1ou 2 filtres minéraux (Oxyde de zinc, dioxyde de titane)
– Crème solaire sans nanoparticules
– Fabriquées en France
– Petit conseil : bien l’étaler pour éviter de ressembler à Casper !

Voici notre sélection de crèmes solaires éco-responsables


Illustrations : Elodie Laroche

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