Rencontre avec Erwan Simon le surfeur à la recherche de la vague inconnue

Il y a quelques semaines, dans un bar faisant face à l’Océan, nous avons rencontré Erwan. On avait entendu parler de ses explorations, mais ce qui nous intriguait le plus c’est son projet peu banal, qui consiste à créer des « réserves de vagues ».

Salut Erwan, peux-tu nous raconter ton histoire en quelques mots ?

Je suis un surfeur breton qui vit sa passion dans le Morbihan en Bretagne Sud, et à travers le monde. Mon leitmotiv ? L’exploration, la découverte de rivages et de vagues inconnues.

Erwan sur le dos d'un chameau dans le désert
Cha-meau 2 syllabes, 2 bosses !

Comment es-tu arrivé dans le surf ?

J’ai passé ma vie près de la mer. J’ai essayé le bodyboard avec un pote, puis j’ai très vite voulu passer au surf.

C’était dans le début des années 90, à l’époque il n’y avait pas d’école de surf en Bretagne. On apprenait entre pote en se prêtant du matériel. J’ai fait un peu de compétitions mais je me suis très vite tourner vers les voyages et surtout vers l’exploration.

Erwan serre la main à un chef de tribu
A quand ce modèle chez Le Slip Français ?

 » Je me souviens d’un moment inexplicable lorsque j’ai trouvé et surfé seul dans l’archipel paradisiaque de Saint Brandon en plein milieu de l’Océan Indien. »

Peux-tu nous décrire ton quotidien ?

Je vais voir la mer et les vagues dès que je me lève (je vis à 50 mètres de la plage). Entre deux sessions, j’ai plusieurs activités. J’écris beaucoup, et je fais beaucoup de recherches pour préparer de nouvelles expéditions vers des destinations inconnues. Là je reviens de Cuba, et je commence à faire des recherches sur une région de Méditerranée.

Raconte nous ta meilleure session ?

C’est difficile de décrire ma meilleure session car il y en a tellement ! Je me souviens d’un moment inexplicable lorsque j’ai trouvé et surfé seul dans l’archipel paradisiaque de Saint Brandon en plein milieu de l’Océan Indien. Je me souviens également d’une session mémorable en Mauritanie avec l’équipe surfEXPLORE. Nous avions découvert une vague formidable en plein Sahara que nous avons baptisé Météorite en hommage à Théodore Monod. J’ai également adoré partager la vie des pêcheurs Sherbro sur des îles sauvages au large de la Sierra Leone. Sans oublier Haïti, l’Algérie, l’Albanie, Madagascar, la Papouasie, Saint Pierre et Miquelon, le Bangladesh et des dizaines d’autres destinations… il y a tellement de sessions et de souvenirs mémorables !

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Pratiques-tu d’autres sports de glisse ?

J’ai fait un peu de skateboard et de snowboard, mais sans faire de grandes étincelles.

Laisse moi zoum zoum zang … dans ta cinq cent 4 !!

A part le surf, quelles sont tes autres passions dans la vie ?

J’adore voyager, découvrir de nouvelles destinations et des gens différents. J’adore la nature. J’aime beaucoup apprendre de tout cela.

 » Pire encore, j’ai surfé des spots qui ont aujourd’hui disparu, engloutis sous les constructions de digues, de ports, d’hôtels et même d’îles artificielles. « 

Depuis que tu as commencé le surf, est-ce que tu as vu tes spots préférés se dégrader ?

J’ai vu la pollution augmenter sur de nombreux spots de surf. Pire encore, j’ai surfé des spots qui ont aujourd’hui disparu, engloutis sous les constructions de digues, de ports, d’hôtels et même d’îles artificielles.

Avec l’accroissement fulgurant du développement à travers le monde, beaucoup de vagues sont menacées.

On a dit un à la fois !

Est-ce que cela change ta façon de pratiquer ta passion ?

Ma vision sur l’avenir des océans évolue. Je n’ai pas le pouvoir de changer les choses, mais je peux faire évoluer ma façon de surfer et d’approcher la mer. Depuis plus de 10 ans, je surfe avec les planches de VINCE surfboards, un atelier de shape artisanal situé à la Côte Sauvage de Quiberon. VINCE développe des planches en limitant l’impact environnemental autant que possible avec des pains de mousse recyclés, des résines bio-sourcées, fibres de lin, matériaux naturels etc.

Quels conseils peux-tu donner aux riders qui veulent réduire leur impact sur l’environnement ?

Je crois qu’il est important de faire ses planches sur mesure chez son shaper local, et si possible en réfléchissant aux matériaux utilisés. Je crois que les sciences et la recherche participeront aux nouvelles solutions environnementales.

En voyage, comme chez vous, consommez local. Et surtout protégez ce que vous aimez : votre spot !

 » Si la biodiversité c’est la diversité des êtres vivants, alors je veux promouvoir « l’hydrodiversité », c’est à dire la diversité des vagues. « 

Quels sont tes projets/objectifs pour 2020 ?

Cela fait plus de 15 ans que je voyage à travers le monde en quête de vagues inconnues. Je sais maintenant que chaque vague possède sa propre identité. Les mers et les océans de notre belle planète offrent une formidable diversité de vagues. J’ai appris le rôle et l’importance de ces vagues au sein de la nature et il est important de les protéger.

Si la biodiversité c’est la diversité des êtres vivants, alors je veux promouvoir « l’hydrodiversité », c’est à dire la diversité des vagues. Avec la seconde plus grande aire maritime du monde, la France et ses terres outre-mers offrent une incroyable hydrodiversité ! Il est important de créer des « Réserves de Vagues » afin de protéger ces joyaux naturels. C’est mon objectif pour 2020.

Que penses-tu du guide du “TOP 50 des marques de glisse éco-responsables” que nous avons sorti ?

Bonne initiative ! C’est intéressant de voir de plus en plus d’entrepreneurs et de marques prendre en compte l’environnement dans leurs modèles économiques.

A quel autre rider (tous types de glisse) penses-tu pour être notre prochain Green Rider?

FX VINCE, le shapeur de VINCE surfboards.

Et en bonus une vidéo qui nous a bien fait marrer :


Pour suivre les aventures de Erwan :
Instagram : https://www.instagram.com/erwansimon/
Site internet : https://erwansimon.wordpress.com/

Un commentaire sur “Rencontre avec Erwan Simon le surfeur à la recherche de la vague inconnue

  1. Vachon dit:

    Bonsoir, j’ai pris connaissance du projet de la réserve de vagues à Saint Pierre de Quiberon et je trouve que c’est une magnifique iniative ! Je ne suis pas Breton mais j’adore depuis l’enfance aller en vacances sur la côte Sauvage de Quiberon, et j’y vais surtout pour admirer les vagues de la côte sauvage. En fait, voir des grosses vagues, c’est impressionnant, mais quand en plus on les voit dans un paysage à couper le souffle ça rajoute vraiment quelque chose qui fait qu’on a des souvenirs inoubliables de son passage sur la côte. Et entre port bara et port blanc, quelle que soit la météo, la côte est toujours magnifique à observer et à contempler, que ce soit un temps ensoleillé avec vagues lisses et régulières par vent offshore ou un temps pluvieux avec vagues chaotiques par vent onshore.

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