Les (propositions de) lois “écolos” sont-elles liberticides ?

* Ça se voit qu’on n’a pas renouveler notre licence Photoshop ?

Entre le dernier rapport du GIEC, les dernières catastrophes causées par le changement climatique et… les élections présidentielles qui arrivent à grands pas, il y a de plus en plus de propositions “green” qui reviennent dans le débat public (ce qui est plutôt encourageant).

Si tu les as loupées, voici quelques exemples de propositions qui visent principalement à réduire notre empreinte carbone :

Ces propositions mériteraient d’être débattues. Sauf qu’à chaque fois que le sujet est traité dans une émission grand public, le débat est inexistant. On entend toujours les mêmes rengaines à base de “Khmers verts”, “écologie punitive”, “lois liberticides”,  “recul des libertés”. 

Mais est-ce que ces propositions sont vraiment liberticides ?

Des lois nous privant de “liberté”, il en existe déjà… plein

Sommes-nous libres de rouler à 200 km/h en ville ? de brûler des feux rouges ? de se faire justice soi-même ? de porter une arme à feu ? Non.

Pouvons-nous pour autant considérer ces lois comme étant liberticides ? Non

Pourquoi ? Parce que ces lois protègent notre intégrité physique.

 “La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.”

Proverbe que j’ai un mal de chien à prononcer sans faire d’erreur… n’est-ce pas Emile ?

Et pourtant il existe bien “une chose” qui porte atteinte à l’intégrité physique de millions de personnes et qui n’est pas interdite…

Libre d’émettre autant de CO2 qu’on le souhaite

(Merci Paint !)

Aujourd’hui on est libre d’émettre autant de CO2 que nos bourses (je parle du porte monnaie) nous le permettent.

On peut :

  • prendre l’avion en illimité
  • acheter autant de planches de surf qu’on le souhaite
  • manger de la viande rouge à tous les repas. 

Le CO2, c’est un peu comme la vitesse d’une voiture. En dessous d’un certain niveau ce n’est pas dangereux. C’est quand on en émet trop que cela a des répercutions fatales. On a d’ailleurs pu en voir les conséquences avec les inondations en Belgique et en Allemagne, et la famine à Madagascar (pour ne citer que deux exemples récents).

D’un côté on émet sans limite et de l’autre… on en meurt.

Alors qu’en penses-tu, faut-il interdire les SUV, l’avion, le Nutella, etc… ?

On te partagera notre point de vue dans un futur article et je pense que notre réponse te surprendra !


24 Commentaires sur “Les (propositions de) lois “écolos” sont-elles liberticides ?

  1. Maellia Guelimi says:

    Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.
    –> La liberté des uns s’arrête là où commence celle d’autrui

    Si finalement l’action d’un certain nombre de personnes privent les autres d’un futur viable n’est-ce pas là une excellente raison de commencer à restreindre la liberté de ceux-là dans une mesure facilement acceptable puisqu’il s’agit là non pas de les priver de droits existentiels et de libertés fondamentales mais plutôt de les priver d’un certain confort de vie auquel certains n’ont d’ailleurs pas du tout accès.
    Je suis pour une décroissance de nos usages carbonnés dans ce principe !

  2. Adèle says:

    Interdire risque de passer pour liberticide, et on va entendre revendiquer le droit « se la peter avec son joli SUV à la sortie de l’école devant les autres mamans/papa »
    Mais on pourrait peut-être limiter ? Avec un quota par personne et par an ?

  3. Quentin Destremont says:

    Au vu des répercutions constatées au niveau du climat (entre autres..) j’estime qu’il est grand temps de prendre des mesures, même si cela doit passer par un abandon de nos pratiques les plus carbonnées, donc si cela peut avoir un impact, interdisons les voyages en avion, et les SUV, mais également les importations de produits dont nous n’avons pas besoin.

    Je trouve ces mesures moins liberticides (et plus utiles) que la vaccination rendue obligatoire contre la Covid 19, et la mascarade qui tourne autour.

    A bon entendeur Luss !!!!

      • Pierre G says:

        Et bien d’un côté je ne pense pas qu’interdire soit une solution en soit, car même si ça part d’une bonne intension, l’opinion publique la prendra comme liberticide.
        D’un autre côté la prévention et l’éducation prennent beaucoup de temps et se heurtent aux lobbies. Et du temps, d’après les différents rapports sur le climat, nous en n’avons plus.
        Il est peut être temps donc de passer à des mesures plus importantes en passant aux interdictions.
        Il me semble néanmoins important de bombarder d’information à but éducatif pour que l’opinion comprenne bien pourquoi ces interdictions (du style, non, on abaisse pas la limitation pour flasher les automobilistes et renflouer les caisses de l’état…).
        Je pense aussi que c’est le rôle d’un gouvernement que d’assumer des mesures difficiles pour le bien de tous.
        Pour finir je dirai que l’une des qualité de l’espèce humaine est l’adaptation, et que ces mesures pourraient forcer la population à s’adapter : voyager proche de chez soit, limiter ses déplacements carbonnés au strict nécessaire, trouver un travail proche de son habitation (ou inversement!), consommer en circuit court… Des gestes qui paraissent banaux mais qui ont encore la vie dure pour certains d’entre nous.

  4. thaithai says:

    Pour moi (avis donc perso hein! )
    Il ne faut remettre toujours la faute sur les consommateur, parlons plutot des producteur de co2 si n interdisait l’emssion de co2 plutot que de la taxer. Parce que on a bien vu que sans voitures ( et elles polluent énormément) la pollution n’a pas tant chutée puisque les industruies sont les plus grosses productices de pollution. On parle de quota de co2 maiss interdisont la production de ces géants qui ne pensent pas à changer leur modes de production puisqu’ils n’ont qu’à payer des taxes, qu’ils font payer aux consommateurs dans leurs augmentations prix de revente.
    Le consommateurs est culpabilisé par ces campagnes écologique montée par ces économistes qui ne veuoent pas révolutionner le mode de production qui est le vrai pollueur. Les solutions existes mais ne sont pas appliquées par les industriels à qui on interdit pas si ils payent des taxes. Les taxes n’enrayent oas la pollution. Nous le savons car ça fait plusieurs dizaines d’années que l’on taxes et la pollution ne baissent pas et la seule chose qui change c’est les prix d’achats qui augmentent puisqu’ils ces taxes. dinc non ce n’est pas le cnsommateur qu’il faut faire payer ni les industriels. Il faut interdire la production de pollution. Forçons les à changer leur mode de production.
    C’est mon opinion perso.

    • Gaëlle says:

      Et toc … au final c’est le bas de la pyramide qui ne respire pas étouffé par le CO2 émis par le haut … mais c’est quand même à la base de faire les efforts nécessaires… que chacun fasse sa part ok, que l’on change notre sur consommation ok, mais il faut aussi et surtout obligé les gros polueurs à moins poluer … déjà à la base … mais vu que leur seul but c’est de faire du pognon ils s’en tapent … et quand tu galères au quotidien, la pollution c’est le cadet de tes soucis … et puis qu’ils arrêtent de nous soûler avec “il faut sauver la planète “, elle nous survivra c’est certains, par contre l’humain ne survivra pas à ces conneries c’est certain… pas plus sur terre que sur Mars 🙄 quelle prétention de se positionner en “sauveur” alors qu’il est le pire bourreau… ça n’a pas de sens … et on culpabilise le petit peuple qui trie pas ses déchets ou qui roule avec un diesel de 20 ans … mais qui bosse pour un smic …
      Interdire ne changera rien car le problème n’est pas là… mais plus haut …

    • Mika says:

      Parfaitement dit ! Merci…
      Parce qu’en interdisant ces choses c’est une fois de plus le consommateur qui ramasse … le vilain … toujours.
      Pendant que les industriels eux… ramassent du pognon !
      C’est tellement plus simple dans ce sens…
      bref !

      • Pierre Barbez says:

        Je comprends… mais posons nous aussi la question du “pour quoi et pour qui les industriels polluent ?”… Comme le disait Coluche “Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas !”… à méditer 😉

        • coulondre says:

          Exactement, ne nous déresponsabilisons pas, c’est nous et tous les habitants des pays riches qui polluont et c’est surtout les pays pauvres qui trinquent et qui vont trinquer plus que nous. Ils faut éduquer informer encore et encore pour essayer de réduire notre production de co2 et c’est mal partie!

  5. Isabelle says:

    Ah, bonne question!
    L’humain est-il capable de s’autoréguler pour le bien de tous? Certains font l’effort (surtout les gens de la Green session ^^ ) et d’autres vivent ça comme un sacrifice… Sans parler de ceux qui n’ont pas la moindre prise de conscience.
    Pour vous raconter ma life, nous avons eu ce débat avec mon fils (9 ans) hier soir au coucher: pourquoi est ce que je dois faire attention à éteindre la lumière quand je quitte la salle de bain alors qu’il y a des écrans publicitaires allumés toute la nuit ?
    En résumé: pourquoi le citoyen doit-il faire des efforts de l’échelle d’une goutte d’eau de colibri alors qu’au niveau industriel, ce n’est pas pris en considération?
    Pourquoi je prends mon vélo le matin (au lieu de mon vieux diesel) pour aller au boulot alors que d’autres vont cramer autant de pétrole que toute une ville pour faire un peu de tourisme spatial ?

    L’humain et ses contradictions…

    Alors oui, peut-être faudra-t-il légiférer sur la production de CO2 individuelle (et dans le monde du travail). A condition que ce soit juste et équitable et que ce ne soient pas toujours les mêmes qui doivent faire des efforts…

    En attendant, je reste dans la team “Colibri” et j’essaie d’aider aux prises de consciences…

  6. Gaël / Gawood says:

    Le combat du co2 dans les voitures n’est qu’un faux problème ! On veux faire chier les gens sur leur déplacement alors que le vrais problème du co2 sont les cargos qui transporte nos objets qui viennes de l’autre bout du monde. Alors changeons nos modes de consommations.
    On veux interdire interdire et interdire sans cesse.
    Mais pourquoi ne pas prendre le problème a l’inverse. Éduquer ,ensegner et partager la connaissance encore et encore…
    Bien sur qu’il faut protéger la nature et apprendre à vivre avec elle et non contre elle. De mon point de vue c’est bien arrogant que de penser que l’humain est seul responsable du réchauffement climatique. La planète augmente en vibration et donc elle chauffe. L’humanité doit apprendre a vivre avec sont environment en conscience.
    Mais tu ne protège pas quelque-chose que tu ne connais pas!
    Il est la le problème.
    Mois l’effet de l’interdiction, me fait prendre systématiquement le pas inverse.
    En réaction évidemment.
    Arrêtons d’interdire, mais éducons nous.
    L’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne.

  7. Molé says:

    Pourquoi ne pas interdire les 15 bateaux super tanker ( ceux qui apportent les super produits d’Asies ) qui polluent plus que la population mondiale ?
    Après rien ne nous empêche de limiter nos empreintes au maximum sur les vols et la voiture ( qui ne concerne que certaines catégories sociales ) .
    Mais le vrai (gros) problème je ne pense pas qu’il concerne la voiture où l’avion

  8. baptiste says:

    Salut, ça pourrait permettre à chacun de se rappeler qu’il y a des choses à faire à coté de chez soit et que la beauté et le bonheur est aussi à porté de mains.
    De plus, si nos enfants pouvaient vivre plus de 50 ans, ce serait bien.

  9. Julien says:

    Je reprendrai une analogie proposée par Aurélien Barreau:
    “Interdire à un enfant de “maltraiter” son jouet afin qu’il puisse l’utiliser plusieurs années après”. Est-ce liberticide? Momentanément oui, certes. Mais sur le long terme? S’il n’y plus d’humanité pour prendre l’avion ou acheter des SUV, on sera bien avancer. La planète s’en sortira. Avec ou sans nous.
    Enfin, supprimer les SUV et interdire l’avion ne suffiraient même pas à endiguer le problème des GES. Les cargos qui viennent de Chine ou d’Asie: on continue? L’élevage intensif: on continue? China Coal (pour rappel, responsable de 14% des émissions de GES d’origine anthropique): on laisse faire?
    Pour résumer, je ne suis pas contre ces mesures mais il y’aurait, à mon humble avis, un tas de choses à faire avant… L’être humain tire de tous les bords de manière exagérée et déraisonnable. Le premier effort devrait être individuel (même si j’entends bien que nos élites étouffent la prise de conscience en créant des situations d’inconfort social – certaines tranches de la population sont trop occupées à tenter de survivre pour porter les problèmes écologiques sur les épaules, ce qui arrange bien les décideurs).
    Pardon pour la “déviation” socio-politique. Aucun prosélytisme là-dedans. Juste un constat.

    • Pierre Barbez says:

      Super déviation Julien ! C’est justement l’objectif de notre question… aller plus loin que la “simple réflexion” sur les SUV et l’avion ;-). On garde tout !

  10. Renvoye Kevin says:

    C’est prendre le problème à l’envers en réalité ! Parfaitement inutile et sans intérêt. L’impact sur la production de CO2 ne sera que minime. Il serait plus utile de taxer les entreprises les plus polluantes. Mettre en place des forêts ou structures qui absorbent plus de CO2 serait plus probant et efficace à mon avis.
    Autant interdire les véhicules électriques qui sont bien plus polluants à court et long terme.
    Il est de la responsabilité de chacun de faire le nécessaire afin de réduire sa production de CO2.
    En tant que shaper, je fais en sorte de réduire l’empreinte carbone de mes.produits, et de ma production.

  11. Charlotte says:

    Je pense qu il faut interdire les SUV absolumnent, à part un concours de grosse bites portefeuille je ne vois pas l’intérêt d’avoir une voiture de cette taille, pollution …il est temps je pense qu il y ai des mesures importantes pour sauver notre planète, des mesures qui touche notre quotidien, et qu’elles “osent” enfin toucher les classes sociales les plus hautes. Nombres limités de voyage d’affaire en avion ..par an par personne par exemple.
    L’excès, c’est ce qui étouffe notre planète, visons la sobriete comme dit Pierre Rabhi, pour n’en citer qu’un seul. Les produits alimentaires, textiles qui font l’autruche sur les traitements chimiques, l’épuisement de la terre et l’exploitation des humains devraient être à mon sens taxés et/ou boycottés, afin qu’ils soient forcés de mettre en place d’autres méthodes de production. Ces lois ne sont pas liberticides tant qu’elles régulent car à son sens car elles visent la protection de notre seule maison. Tant de choses à faire ..à mon avis c’est un bon premier pas. Merci pour ces questions 😉

  12. Christophe Ungar says:

    “Les États-Unis sont le seul pays au monde à s’être construit sur une absence de limites, contrairement aux vieux pays d’Europe et d’Asie qui ont connu la famine, la maladie, des contraintes… Les Américains pensent pouvoir gérer la contrainte en la supprimant, en recourant à la force ou à la créativité technique, lorsque les autres civilisation sont plus facilement dans l’acceptation optimale de cette contrainte. La civilisation de la high-tech et de la vitesse, c’est la civilisation américaine. La civilisation de la low-tech et de la lenteur, c’est à dire celle de l’ingéniosité humaine qui pallie partiellement la rareté locale de la ressource, ce sont les civilisations historiques européennes et asiatiques. Cette opposition des low-tech à la high-tech peut donc être appréhendée comme le retour de ce qui a fait le génie des pays européens : la capacité à optimiser au mieux une contrainte qu’on ne cherche pas à supprimer, car on sait qu’elle finira par être plus forte que nous.”
    Jean-Marc Jancovici

    Pour nous faire réfléchir sur l’origine culturelle et inconsciente de ce discours “pro-liberté sans limites”.

    Source:https://jancovici.com/publications-et-co/interviews/une-interview-dans-socialter-en-juillet-2019/

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